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Fragments - Alexandre LABORIE

Je veux

30 Septembre 2013, 18:27pm

Publié par laborie.fragments



Je veux me sentir en confiance
Dans la simplicité des choses,
Serein, jusque dans tes silences,
Heureux sans en savoir la cause.

 

Pouvoir te regarder en face,
Emu par ton essence intime,
Ce feu qui fait l’instant de grâce,
Cet invisible qui s’exprime.

 

Je veux partir loin des mirages,
De toutes ces aliénations
Qui prennent nos cœurs en otage,
Libre avec grande obstination.

 

Pour toi, apprivoiser le temps
Comme l’on mûrit un « je t’aime »,
Savourer le moindre printemps,
Car ne fleurit que ce qu'on sème.

 

Alexandre LABORIE

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Jeudi 26 octobre 2013. 20h30

26 Septembre 2013, 18:17pm

Publié par laborie.fragments

Rendez-vous à 20h30, à l'arrière du bâtiment, dans l'angle du parking.

Une personne viendra vous chercher...

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Pierre et Paul sur la voie du martyre, Giovanni Serodine.

26 Septembre 2013, 09:42am

Publié par laborie.fragments

Giovanni Serodine - Parting of Sts Peter and Paul Led to MaSoit le tableau de Serodine, conservé à la Galerie nationale d’art antique de Rome, qui représente la rencontre des apôtres Pierre et Paul sur la voie du martyre.

Comme on peut le voir, les deux saints, au centre du tableau, sont encerclés par la gesticulation des soldats et des bourreaux qui les conduisent au supplice.

Les critiques ont souvent souligné le contraste formé par la rigueur héroïque des deux apôtres et le remue-ménage de la foule, éclairée ça et là par des taches de lumière qui éclaboussent comme au hasard les bras, les visages et les trompettes.

Pour ce qui me concerne, je considère que ce qui rend cette peinture proprement incomparable, c’est que les deux apôtres sont tellement rapprochés par Serodine, avec leurs fronts presque collés l’un contre l’autre, qu’ils ne peuvent absolument pas se voir. Sur la voie du martyre, ils se regardent sans se reconnaître.

Cette impression d’une proximité pour ainsi dire excessive est renforcée par le geste silencieux des mains qui, en bas de l’image, à peine visibles, se serrent.

Il m’a toujours semblé que ce tableau contenait une allégorie parfaite de l’amitié.

Qu’est-ce, en effet, que l’amitié, sinon une proximité telle qu’on ne peut s’en faire ni une représentation, ni un concept ?

Reconnaître quelqu’un comme ami signifie ne pas pouvoir le reconnaître comme « quelque chose ».

On ne peut pas dire « ami » comme on dit « blanc », « italien », « chaud » - l’amitié n’est pas la propriété ou la qualité d’un sujet ».

Giorgio Agamben (L’amitié - Rivages poche/Petite bibliothèque).

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