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Fragments - Alexandre LABORIE

poesies

Port des Sablons, 20h

28 Novembre 2020, 19:55pm

Publié par Alexandre LABORIE

Il souffle sur le port

Un vent de solitude

Un homme fait du sport

Comme à son habitude

 

Petit point vif, obscur

Jouant avec la brume

Il dessine l’azur

Léger comme l’écume

 

Où va donc son esprit ?

Vers ses failles secrètes ?

Ses rêves incompris ?

Mais soudain, il s’arrête

 

Dans la maison carrée

Le temps est suspendu

La chambre est éclairée

Le marcheur attendu.

 

Alexandre LABORIE

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Hopper

7 Avril 2020, 15:18pm

Publié par Alexandre LABORIE

Les jours se suivent et se ressemblent

Une atmosphère s’insinue

Depuis ma fenêtre il me semble

Qu’un nouveau monde est advenu

 

Comme un décor de cinéma

Abandonné depuis longtemps

Plus d’acteurs ni de caméra

La rue est vide et elle attend.

 

Dans le café d’en face

Ne reste qu’une table

Oubliée sur la terrasse

 

Et puis ce silence dans l’air

Comme dans un tableau de Hopper…..

 

Les oiseaux ont baissé la garde

Et se posent sur le bitume

La gargouille, d’en haut, regarde

La ville qui s’offre à la brume

 

Comme un parfum d’apocalypse

C’est le désert sur les trottoirs

Les hommes, loin, sont des ellipses

Terrés du matin jusqu’au soir

 

Dans le café d’en face

Laissé sur une ardoise

Le menu, chaque jour s’efface

 

Et toujours ce silence dans l’air

Comme dans un tableau de Hopper….

 

Alexandre LABORIE

 

 

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Mon amie en l'île

22 Mars 2020, 18:17pm

Publié par laborie.fragments

Je garde auprès de moi tout le fracas du monde,

Le regard de l’enfant, sur la route, en exil ;

Ces terres opprimées où la révolte gronde,

Le long chemin de ceux qui cherchent un asile.

 

J’emporte le silence et toutes mes questions,

Ces phrases commencées qui jamais ne s’achèvent,

Les idées qui se perdent en point de suspension,

Ce frisson permanent devant les heures brèves.

 

C’est ainsi mon amie que je m’en viens à toi,

Tout au bout du chemin, sur cette île bretonne,

En haut de l’escalier, la chambre sous les toits,

Et la musique, en bas, de ta voix qui fredonne.

 

Je découvre les livres par toi déposés

Au chevet de mon lit. Comme on fait d’une gamme,

En découvrant les titres, je déchiffre, amusé,

Les raisons de tes choix qui me réjouissent l’âme.

 

Le soir, le long du quai, tu m’écoutes, patiente,

Te parler de cet homme au cœur de ma mémoire,                                                   

De cet amour qui bat, cette passion violente.

A mes doutes, tu donnes une raison de croire.

 

Ainsi passe le jour, et la nuit je l’écris.

Je freine par les mots ce qui voudrait s’enfuir

Pour célébrer la vie, ses désirs et ses cris.

Je vibre à l’étincelle que je regarde luire.          

 

Alexandre LABORIE

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