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Fragments - Alexandre LABORIE

fragments

Sans trop savoir

24 Mai 2021, 15:52pm

Publié par Alexandre LABORIE

Fallait le voir sourire
Derrière son comptoir
Dans ce bar de Göteborg
Fallait voir ce talent qu’il avait, pour danser, tout en servant des verres ou en distribuant des plats
Son déguisement rouge, dont la capuche enveloppait son visage, tel un cadeau.
Fallait voir sa beauté, là, juste à portée

Dire merci, en soi même, sans trop savoir à qui...

Puis s’avancer vers lui
Échanger quelques mots
S’étonner de comprendre
Cette langue d’instinct
Révélée dans l'instant
Puis la nuit qui s’installe
Nos vélos parallèles
Dans le froid saisissant
L’escalier que l’on monte
La chaleur qui attend

Le fou rire, au même moment, sans trop savoir pourquoi

Et s’enlacer soudain
Et se serrer très fort
Ces baisers sur les corps qui tracent le chemin
L’étreinte qui s’invente
Les souffles accordés
Et au petit matin
Les confidences
Nos fêlures en cascade
Quelques secrets aussi

Se quitter à midi
Sans se dire adieu

Vouloir donner un sens, à la vie, à ces heures, sans trop savoir comment.

 

©Alexandre LABORIE

 

 

 

 

 

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Fragments (Extrait n°11)

16 Février 2020, 16:21pm

Publié par laborie.fragments

Vitesse des corps transportés.

A voix basse, yeux fermés.

Les portes s’ouvrent, rien ne change.

Ceux qui sortent, ceux qui arrivent.

Tout autour de moi des silences

Même brume matinale dans les regards.

Saisis par une même urgence

Des êtres égarés aux regards tourmentés

Mêmes âmes avides d’horizon

Même musique quotidienne qui bat dans les cœurs résignés.

Un peu seuls et désorientés

Au seuil des visages furtifs

Des armées de questions, des guerres intérieures

Pourtant, des yeux penchés sur un livre

Une tête qui se redresse.

La surprise, soudain

Un sourire

Une parole qui naît

Ce reflet dans les yeux

Une graine d’humanité s’ouvre à tous les possibles.

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Manque

11 Juillet 2019, 21:42pm

Publié par laborie.fragments

Je n’ai jamais fui les silences
Je m’y réfugie bien souvent
Mais celui qui suit ton absence,
Il m’assassine à chaque instant.

Mon corps se nourrit nuit et jour
A l’empreinte de tes caresses
Ton fantôme me tourne autour
Mais je suis seul dans ma tristesse.

Ton manque est un cri enragé
Qui pourtant, jamais, ne dépasse
Le seuil de ta porte fermée
Alors, lentement, il s’efface.

Tu peux me plonger dans l’oubli
Moi je conserve ma passion
Notre chant, je le garde en vie
Je t’aime, au diable la raison...

Alexandre LABORIE

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